Cinéma : 

  • Sur la route du nectar


Patrice Geniez signe un film sur Jérôme, apiculteur dans le Massif Central.   

 

Synopsis :

 

Jérôme a la tête dans les étoiles, les pieds sur terre et le cœur dans les ruches. Tombé amoureux des abeilles, il vit son histoire d’amour pleinement. Malgré les doutes, malgré les hauts et les bas. Parce que voilà, ses abeilles sont en danger de mort. Chaque année, au printemps, la même question se pose : auront-elles survécu à l’hiver ? Une interrogation qui sonne désormais comme une rengaine pour tous les apiculteurs et comme un avertissement pour l’humanité, qui ne peut se passer d’elles. 

«La route du nectar», c’est aussi un road movie au cœur des grands et splendides espaces du Massif Central. Sur les routes sinueuses et magnifiques de l’existence, sur sa moto, dans son camion, Jérôme observe, admire, apprend, rêve, avance. Et stoppe parfois les aiguilles du temps. Entre poésie et humour, entre philosophie et fantaisie, entre espoir et désenchantement, c’est un hymne à la vie que nous offre Patrice Geniez.

 

 


L’apiculture ne s’adresse qu’aux gens passionnés. Si vous en doutez encore, ce documentaire sur Jérôme Dufour intitulé « Sur la route du nectar » se chargera de vous convaincre.

 

L’apiculture, un art réservé à quelques élus

 

Ce n’est un secret pour personne, l’apiculture ne s’apprend pas sur les bancs de l’école ou dans des livres. Elle relèverait plutôt d’une science infuse que seules les personnes animées d’une passion exceptionnelle pour la nature en général, et le monde des abeilles en particulier, peuvent avoir. Jérôme Dufour peut se targuer d’appartenir à cette race de passionnés.

 

La rage d’aimer

 

« Sur la route du nectar », ce documentaire sur la vie d’un apiculteur est un enseignement de rigueur et d’amour que le meilleur maitre de conférences serait incapable de dispenser ex cathedra. Et pour cause, cet homme qui vit sa passion très simplement démontre à tous et à chacun que l’art de l’apiculture se développe tous les jours davantage chez l’homme animé d’une flamme intérieure que rien ne peut consumer. Il n’est que de voir la détermination sans faille de ce sacré bonhomme dans l’accomplissement de ses tâches quotidiennes pour s’en convaincre. 

 

Une fascination inaltérable

 

Notre héros l’avoue lui-même, le microcosme des abeilles exerce sur lui une fascination que l’on perçoit nettement lorsqu’on le regarde devant son poêle à gaz en train de faire fondre la cire – que se disputent les ménagères du village – pour en enduire amoureusement ses cadres. La scène où on le voit, lorsque les vergers se mettent à refleurir, se lever aux aurores armé, non d’un bâton d’un pèlerin, mais de son enfumoir et de sa voilette pour aller tutoyer ses petites protégées est encore plus éloquente. 

 

Quel futur pour l’apiculture ?

 

Loin de Jérôme Dufour l’idée de verser dans le mélodramatique, mais il ne peut s’empêcher tout de même de se sentir désabusé lorsqu’à chaque hiver, il redoute que ce soit sa dernière saison en tant qu’apiculteur. Une appréhension que même sa passion pour la musique n’arrive pas à tempérer. En effet, il se trouve que malheureusement, l’apiculture en France semble être sur le déclin… 

 

 

Voir la bande annonce :